Description
Avec générosité, l’exégète de renommée internationale et prêtre diocésain Marc Girard nous raconte le parcours de vie missionnaire qui l’a mené au service d‘une Commission pontificale et à l’École biblique de Jérusalem, où il poursuit ses recherches. On découvre la qualité de sa vie intérieure et les influences qui ont façonné en lui quelque chose du frère universel.
On suit pas à pas le parcours extérieur d’une vie passablement remplie, présentée comme une séquence de quatre saisons, depuis l’hiver jusqu’à l’automne. En plus de décrire l’enracinement géographique et familial, le récit dépeint la petite histoire (l’ancien cours classique, la vie dans les grands séminaires tout de suite après le concile Vatican II, la formation théologique et biblique à Rome à la même époque). Même si l’auteur avoue qu’il n’aime pas voyager, une carrière de recherche en sciences bibliques l’a amené un peu partout sur la planète. À un tour complet de l'hémisphère Nord s’est ajouté plus tard un séjour marquant en Amérique du Sud. Ont suivi douze années de service dans une Commission au Vatican, et autant comme professeur invité à Jérusalem, où d’ailleurs il continue, à distance, ses activités de recherche et de publications. Toujours, dans la narration, la géographie humaine et ecclésiale prend le dessus sur la géographie physique, celle des paysages et des monuments.
Au fil des pages, plus en profondeur, on découvre un parcours intérieur. D’un bout à l’autre, des éléments de spiritualité balisent le récit. Au terme, on se rend compte que le déroulement du film, qui couvre huit décennies, prend couleur de témoignage : non pas réalisation d’un programme de vie et de travail prévu d’avance et mené à bonne fin à coup d’efforts personnels ; mais réponse, si imparfaite qu’elle soit, à une vocation-mission fondamentale qui se ramifie en multiples appels plus circonstanciés qui portent eux aussi la trace du Souffle de Dieu. L’auteur, en rétrospective, n’hésite pas à parler de « téléguidage ».
Au plan humain, la lecture du récit de vie lève quelque peu le voile sur les nombreuses relations humaines et affectives qui peu à peu, par-delà l’attachement profond qui lie l’individu Marc Girard à sa famille, sa région et sa nation, ont façonné en lui quelque chose du citoyen de la planète.