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Librairie Paulines
2 novembre - Lancement du livre Cancer du sein de Mireille Fortier

Octobre, un mois pour sensibiliser au cancer du sein
À paraître le 27, un livre qui fera date !

 
Pour chaque exemplaire vendu,
l'auteure versera 1$ à la Fondation du cancer du sein du Québec

CANCER DU SEIN
Accompagnement pas à pas pour mieux traverser l'épreuve

 

 

Beaucoup plus qu'un témoignage, ce livre est un guide précieux pour accompagner les femmes qui viennent d'être diagnostiquées et vont devoir faire face à un combat acharné sur le plan physique, psychologique et social. Elle-même rescapée de ce parcours, l'auteure veut mettre à la disposition des personnes, son expérience et offrir des outils pratiques et compréhensibles pour mieux aborder les différentes étapes du processus de traitement et assurer aux patientes une meilleure compréhension du dispositif médical et les rendre maîtresses de leur histoire.

Le contenu d'ordre médical ainsi que la terminologie propres aux domaines médical et oncologique ont été lus et approuvés par le Dr. Georges-Étienne Rivard, hémato-oncologue à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal.


Technicienne en réadaptation physique pendant de nombreuses années, Mireille Fortier enseigne maintenant le français aux immigrants.

 

 

Lancement du livre de Mireille Fortier

CANCER DU SEIN
Accompagnement pas à pas pour mieux traverser l'épreuve
 

Jeudi 2 novembre 19h30

Librairie Paulines
2653, rue Masson, Montréal

 

Publié le : 20 Oct 2017
Prier 15 jours avec Pape François

2e jour : Développer la compassion

Dieu miséricordieux, nous te prions pour tous les hommes, pour toutes les femmes et pour tous les enfants, qui sont morts après avoir quitté leur pays à la recherche d’une vie meilleure. Bien que beaucoup de leurs tombes ne portent aucun nom, chacun d’eux est connu, aimé et chéri de toi. Puissions-nous ne jamais les oublier, mais honorer leur sacrifice plus par les actes que par les paroles… (François, au camp de Mória sur l’île grecque de Lesbos, 16 avril 2016).

Si Jean Paul II avait la force de la parole, François a la force du geste, et en vertu d’une théologie de l’incarnation il n’oublie pas la charge affective des symboles où le « comment » tient valeur de signification. Son voyage au-devant des réfugiés sur l’île sicilienne de Lampedusa, quelques mois après son élection en 2013, était en quelque sorte sa première encyclique. Il réveille depuis lors nos consciences, dénonçant la globalisation de l’indifférence et l’asphyxie­ de l’esprit qui empêchent les peuples riches de voir la misère des populations du Sud.

Au Mexique, en février 2016, il s’est mis en première­ ligne dans la défense des migrants, célébrant une messe à la frontière des États-Unis où des grillages et des barbelés séparent les deux pays. Sa statue a été érigée depuis, à Ciudad Juárez, en souvenir­ de son discours d’ouverture prononcé contre l’idéologie isolationniste.

Sans cesse aux côtés des déshérités, déclassés, exclus, marginaux, immigrés, le pape Bergoglio nous propulse dans une dynamique réaliste de justice et de marche vers les autres, parce que, comme il le dit dans la bulle d’indiction du Jubilé de la Miséricorde, c’est dans chacun de ces «plus petits» que le Christ est présent. Sa chair devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin (MV 15).

Le Christ porte en effet le poids de toutes les injustices, de toutes les souffrances causées par l’intérêt qui prévaut trop souvent sur la personne humaine. Sa croix actuelle peut être symbolisée par celle réalisée dans le bois de bateaux de migrants, qui avançait en tête de plusieurs milliers d’entre eux, invités à prier avec François et à franchir la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, au cœur de l’Année sainte, en janvier 2016.

La crise migratoire est un des pires effets de l’injustice qui règne dans les pays les plus pauvres, et le nombre de personnes mortes noyées en Méditerranée s’élève d’une année sur l’autre. C’est la plus grande catastrophe humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Un record était atteint en 2016, avec plus de 4 000 disparus en mer selon l’Organisation internationale pour les migrations. Il s’agit d’hommes et de femmes comme nous, et pourtant des cœurs se ferment, s’endurcissent. Des bataillons de protection se forment aux frontières, des barrières­ créent des divisions – qui provoqueront tôt ou tard des conflits – tandis que résonnent les sirènes de la peur et de l’égoïsme.

Le pape argentin, lui-même fils de déracinés, venu d’un pays de migrants, nous prévient, car ériger des murs nest pas une solutioncela ne résout rien, selon sa réflexion devant la presse dans l’avion au retour de l’île grecque de Lesbos, en avril 2016, tandis qu’il était allé visiter un camp de réfugiés demandeurs d’asile. Nous devons faire des ponts. Mais les ponts se font avec intelligence, ils se font par le dialogue­, par l’intégration… Accueillir, protéger, promou­voir et intégrer est bel et bien un devoir de justice, de civilisation et de solidarité, comme il l’a dit devant les participants d’un forum international « Migrations et paix » durant l’hiver 2017. Ces étrangers ont quitté leur pays pour parvenir dans un lieu de sécurité et d’espérance, ils ont affronté l’incertitude et l’humiliation. Les accueillir est une œuvre de miséricorde qui nous est fortement suggérée­ par l’Évangile (Mt 25,43).

Dans cette « société liquide » décrite par Zygmunt Bauman, où ce qui est mis en scène c’est « l’illusion de vaincre la mort » à travers la jetabilité, l’interchangeabilité et l’exclusion des plus faibles, François appelle à la concretezza, la concrétude d’être principe actif dans le monde, sel et levain de fraternité et de partage, tel qu’il l’a répété en février 2017 devant les acteurs de l’économie de communion.

Implorons la grâce du Père miséricordieux pour que se brise la couche d’indifférence qui obscurcit notre cœur ; que sur les pas de Jésus nous sortions de nous-mêmes, nous prenions soin des autres. Avançons ainsi sur le chemin où nos larmes se changeront en perles de victoire sur l’insensibilité qui caractérisait l’antique paganisme. Souvenons-nous de ce dessin d’enfant offert au pape François à Lesbos, dans le camp de Mória, figurant le naufrage­ d’une barque de migrants, où le soleil était représenté versant des larmes couleur de sang. Le soleil voit et pleure. Mais si le soleil est capable de pleurer, nous aussi: une larme nous fera du bien, commentait le successeur de Pierre, nous laissant comprendre que, devant les tragédies qui blessent l’humanité, Dieu n’est pas indifférent, il n’est pas distant.

Demandons à Dieu la grâce de nous sentir affectés lorsque n’importe lequel de nos frères et sœurs souffre, nous souvenant qu’il a créé l’humanité pour qu’elle soit une famille. Face à la tragédie­ vécue par nos frères, soumis aux brimades de lâches bourreaux, faisons nôtres les mots du pape prophète à Lesbos, en élevant notre prière vers le Seigneur :

Réveille-nous du sommeil de l’indifférence, ouvre nos yeux à leur souffrance, et libère-nous de l’insensibilité générée par le confort mondain et l’égocentrisme. Aide-nous, en tant que nations, communautés et individus, à voir que ceux qui viennent dans nos contrées sont nos frères et sœurs. Puissions-nous partager avec eux les bénédictions que nous avons reçues de tes mains, et reconnaître qu’ensemble, comme une famille humaine unique, nous sommes tous des migrants, en chemin dans l’espérance vers toi, notre vraie maison, où toute larme sera essuyée, où nous serons tous en paix et en sécurité dans tes bras.

Au cours de divers entretiens, François a livré le secret de son espérance plus forte que tout : Je prie, cela m’aide beaucoup, confie-t-il ainsi à TV 2000. Nous savons qu’à son exemple la source inépuisable de notre amour envers Dieu et le prochain réside dans le temps que nous consacrons à la prière. Dans l’oraison silencieuse, le Ciel se dilate en nous et nous fait entendre le cri de Jésus en croix – « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » –, appel auquel nous voulons répondre par l’amour réciproque, ce « sacrement du frère » qui transforme le monde. De cette façon nous trouverons comment honorer le sacrifice des migrants disparus en mer, plus par les actes que par les paroles.

Extrait de :

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Publié le : 18 Oct 2017
Du burn-out au flux de la vie : bien se comprendre pour prévenir et guérir

Quatre étapes pour gérer le stress

  • La première consiste à me concentrer sur moi-même. En laissant les facteurs extérieurs me déterminer, je leur accorde trop de pouvoir et je perds la relation à moi-même. Pour me retrouver, il me faut percevoir ma respiration, sentir mon corps, avoir du plaisir à être en moi-même, avec moi-même, là, en ce moment. Personne n'attend rien de moi. Je vais travailler, affronter des problèmes, mais ne vais pas les laisser me diriger, me harceler.

  • La deuxième consiste à analyser la situation et à m'interroger. Mon stress vient-il de ce que j'ai peut-être envie d'être aimé par tous, d'être reconnu, de contenter tout le monde, de ce que j'ai besoin qu'on s'intéresse à moi, qu'on m'approuve ? Prendre ainsi conscience de mes désirs me permet de les relativiser, de les admettre sans me condamner. Parvenu à ce stade, je peux aussi m'en distancier : en ce moment, ce que les autres pensent de moi n'est pas si important, le principal, c'est ce que je ressens moi-même. Je me sais porté et accepté par Dieu, et cela me libère de la pression de devoir être aimé par tous.

  • La troisième étape consiste à me demander à quelle source je puise. À la source trouble du perfectionnisme, peut-être, de l'ambition. Mon stress vient peut-être de ce qu'il me faut absolument faire mes preuves. Je pourrai alors essayer de traverser ces eaux troubles pour parvenir au fond de mon âme, à la source pure et limpide de l'Esprit Saint. Elle pourrait m'inspirer pour trouver d'autres solutions et un chemin viable.

  • La quatrième, enfin, consiste à réfléchir : le travail est-il objectivement trop abondant et est-ce que j'y consacre trop de temps ? Si c'est le cas, il me faut le répartir différemment, afin d'en réduire le poids. Certains prétendent que c'est une vaine tentative et c'est vrai qu'il y a de plus en plus à faire, que ce soit au bureau ou à la maison. Lorsque moi-même je sens le stress me gagner, je m'emploie à quelque chose de très simple, et je dois reconnaître que cela m'aide : je limite les périodes de travail, mais je m'y consacre au maximum. Je peux ainsi profiter du temps qui me reste pour prier, me recueillir ou lire. Certains rituels sont alors une bonne méthode pour fixer les limites et, en ce qui me concerne, créent un espace sacré, un temps qui m'appartient et dont personne d'autre ne dispose. Si malgré les charges quotidiennes qui m'incombent je parviens à préserver ce temps béni, cela me permet de respirer. Je me sens libre. Je suis reconnaissant de me réserver chaque jour cet espace de liberté qui, à son tour, me libère un peu des contraintes du monde du travail. Dans l'entreprise où vous travaillez, vous devez répondre à de multiples exigences. mais si vous vous imposez ce rituel, si vous créez ce temps libre et faites l'expérience de cette liberté intérieure, vous aborderez différemment les attentes de l'extérieur. Vous leur laisserez moins d'emprise, c'est vous qui aurez le dessus. Et cette liberté en vous accompagnera tout ce que vous entreprendrez. Alors je vous recommande ce que je pratique personnellement: imaginez un espace de liberté en vous, un espace sacré où Dieu habite, où les exigences d'autrui n'ont pas accès, où vous n'êtes pas sous pression, où vous êtes vous-même, totalement.

Rituel proposé:

Si tu as l'impression que le stress et l'agitation gouvernent ton quotidien, essaie consciemment de les contrer, d'appuyer sur la pédale de frein et de t'entraîner à une lenteur qui te fera du bien.

Choisis chaque jour un petit parcours sur lequel tu vas avancer lentement. Ce peut être la montée ou la descente de l'escalier de ta maison, ou le chemin jusqu'à ta boîte au lettres, ou encore celui qui mène à ton jardin, c'est-à-dire un chemin que tu empruntes chaque jour. mais ce peut être aussi un petit parcours dont tu vas décider, par exemple en te promenant dans ton jardin. Et choisis aussi le moment (le matin, ou le soir en rentrant de ton travail).

Essaie aussi d'avancer lentement, pas après pas, laisse le souffle de l'air effleurer tes mains. Il est bon que tu sois tout seul, sans aucun spectateur. En progressant avec une lenteur extrême, tu vas percevoir ce que signifie être totalement dans l'instant, faire un pas, marcher, sentir le monde, car tu seras uniquement concentré sur ton avancée. Et tu vas te rendre compte que le fait de marcher lentement te ralentit également intérieurement et te rapproche de ton cœur.

Si tu répètes quotidiennement ce rituel, tu constateras un changement. Tu sentiras chaque jour ta vie se ralentir un peu. Cela te donnera une énergie nouvelle, pour travailler aussi, un domaine où la rapidité est de rigueur.

Extrait de :

Description :

Dans notre monde d’activité intense, de pression permanente et de stress, il arrive que nombre d’entre nous s’effondrent, tant ils sont épuisés. Le corps et l’esprit sont poussés à bout et les personnes touchées ont l’impression de ne plus être « dans le flux » de la vie, ce flow dont parlent les psychologues et qui suscite l’action et la créativité positive. Comment les aider à retrouver le goût de vivre ? Il en va beaucoup de notre mental, remarque Anselm Grün. Certains modèles, images ou exemples nous stimulent, mais souvent aussi nous sont néfastes. Ainsi, des représentations de performance, de pouvoir, de succès : il faut gagner à tout prix, avoir toujours mieux, toujours plus.
Accompagnateur de nombreux individus souffrant de burn-out, Anselm Grün déchiffre le fonctionnement de ces images, celles qui nous inhibent et celles qui nous motivent. Il nous en propose aussi d’autres pour mieux libérer nos potentiels et développer l’envie de vivre et de travailler de manière plus sereine.  

Anselm Grün est moine bénédictin et docteur en théologie. Né en 1945, il assure la gestion de l’abbaye de Münsterschwarzach. Conseiller spirituel et animateur de retraites, il porte spécialement attention à la méditation, à l’interprétation psychanalytique des rêves, au jeûne et à la contemplation. Parmi ses dernières publications : Traverser la dépression et Transforme ta peur. Traduits dans le monde entier, ses livres sont vendus à des milliers d’exemplaires.

Publié le : 13 Oct 2017
Jeudi - 27e semaine du temps ordinaire
Lumières devant nos pas - Chaque jour l'Évangile par Jean-Yves Garneau

 

27e semaine du temps ordinaire – Jeudi                             Luc 11, 5-13
                                                                                                           


DEMANDER, CHERCHER, FRAPPER

Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira (v. 9).

Jésus venait de donner en exemple quelqu’un qui, dans la nuit, vient
frapper à la porte d’un ami pour lui emprunter trois pains.
L’ami lui répond de ne pas venir l’importuner.
Celui qui est dans le besoin continue à frapper. De guerre lasse, l’ami
lui ouvre la porte et lui remet les trois pains qu’il désire.
Par cet exemple, Jésus ne veut pas laisser entendre que ce n’est
qu’après avoir importuné Dieu que l’on a des chances de le voir exaucer
nos prières. Dieu est constamment attentif à ceux qui l’implorent.
Jésus insiste cependant sur la nécessité de persévérer dans la prière.
Prier et prier encore… et encore… et encore…
La persévérance témoigne de l’authenticité de notre foi. Elle est aussi
un signe de notre amour. Celui qui aime ne sait pas seulement le dire ; il
sait aussi le redire. « Écris cent fois les mots “Je t’aime”. Ça sera le plus beau
des poèmes1. »
Lorsque nous prions Dieu, il faut nous rappeler comment Jésus l’a fait
à l’heure la plus difficile qu’il a eue à vivre : « Mon Père, s’il est possible,
que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je
veux, mais comme toi, tu veux » (Mt 26, 39).
Un père ne donne pas un serpent à son enfant qui lui demande du
poisson (Lc 11, 11), ni une pierre quand il lui demande du pain (Mt 7, 9).
À son fils Jésus qui lui demandait d’être libéré de la souffrance, Dieu a
donné la résurrection.


Dieu très bon,
qu’en moi ta volonté se fasse.

1. Chanté par Georges Dor dans La Manic, 1972.


Pour méditer les Évangiles chaque jour de la semaine:

Lumières devant nos pas
Chaque jour l'Évangile
26,95 $

Publié le : 12 Oct 2017
Libraire Paulines de Montréal
2 novembre 19h30  - Lancement du livre Cancer du sein de Mireille Fortier

Publié le : 11 Oct 2017
Médiaspaul