20 écrivains

ils ont dirigé cette traduction

Frédéric Boyer
Directeur adjoint du département Culture et religion du groupe Bayard, responsable des éditions Bayard, Frédéric Boyer est aussi romancier, poète et essayiste. Ancien élève de l’École Normale Supérieure, il a enseigné la littérature comparée en université et a été professeur à la prison de la Santé. Parmi ses nombreux livres : La Consolation (P.O.L, 1991), Des choses idiotes et douces (prix Inter, P.O.L, 1993), Comme des frères (Calmann-Lévy, 1998), Le Goût du suicide lent (P.O.L, 1999) Pas aimée (P.O.L, 1999), Kids (P.O.L, 2000).
Il a traduit dans l’Ancien Testament, le livre de la Genèse avec Jean L’Hour et dans le Nouveau Testament, les lettres aux Corinthiens avec Hugues Cousin, la lettre aux Éphésiens et la lettre aux Colossiens avec Michel Garat, la lettre aux Philippiens avec Maurice Roger, les lettres à Timothée et la lettre à Tite avec André Myre.

Marc Sevin
Ancien élève de l’Institut Biblique Pontifical, ancien directeur de l’Enseignement religieux du diocèse d’Orléans, ancien directeur des Cahiers Évangile et éditeur à la Fédération biblique catholique mondiale, président du Service biblique catholique « Évangile et Vie », il a co-dirigé, avec Frédéric Boyer et Jean-Pierre Prévost, cette nouvelle traduction de la Bible.
Il a traduit, dans l’Ancien Testament, les Psaumes avec Olivier Cadiot .

Jean-Pierre Prévost
Docteur en théologie, ancien président de l’Association catholique des Études bibliques au Canada, responsable des collections bibliques aux éditions Médiaspaul, il a notamment publié un Petit dictionnaire des psaumes (Cerf, 1990), Pour lire l’Apocalypse (Novalis/Cerf, 1991), Pour lire les prophètes (Novalis/Cerf, 1995).
Il a traduit, dans l’Ancien Testament, le prophète Job avec Pierre Alferi, et le livre des Lamentations avec François Bon. Dans le Nouveau Testament, l’Apocalypse avec Jacques Brault.


20 écrivains

Pierre Alferi

Philosophe, poète et traducteur (notamment de poésie américaine contemporaine), ancien élève de l’École normale supérieure, il a notamment publié Guillaume d’Ockham. Le singulier (Minuit, 1989), Le Chemin familier du poisson combatif (P.O.L, 1992), Sentimentale journée (P.O.L, 1997), Le cinéma des familles (P.O.L, 1999). Il est aussi à l’origine, avec Olivier Cadiot, de la Revue de Littérature générale (P.O.L).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament, Isaïe avec Jacques Nieuviarts, le livre de Job avec Jean-Pierre Prévost, les Proverbes et le livre du Siracide avec Jean-Jacques Lavoie.

“D’un côté, il y avait la plus exaltante entreprise de traduction jamais proposée. De l’autre, la crainte, le tremblement. Mais on se dit qu’une telle proposition ne se refuse pas.”

 

Marianne Alphant

Agrégée de philosophie, elle dirige depuis 1993 les Revues Parlées au Centre Georges Pompidou. Elle a notamment publié Grandes “Ô” (Gallimard, 1975), L’Histoire enterrée (P.O.L, 1983), Pascal : un tombeau pour un ordre (Hachette littérature, 1998).

Elle a traduit dans l’Ancien Testament, Ézéchiel avec Marc Dubreucq et Maurice Roger.

 

Jean-Luc Benoziglio

Né en Suisse, d’origine juive séfarade et italienne, ses romans, publiés au Seuil, ont remporté de nombreux prix : Quelqu’un est mort (prix Paul-Flat 1973), Cabinet-Portrait (prix Médicis 1980), Le Jour où naquit Kary Karinaky (prix Jacques Audiberti 1986), Tableaux d’une ex (prix Passion 1989), Le Feu au lac (prix Lipp 1999).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament, le Deutéronome avec Léo Laberge, le livre des Juges avec André Myre et Abdias avec Philippe Gruson. Dans le Nouveau Testament, les lettres aux Thessaloniciens avec André Myre, la lettre aux Hébreux avec Jean-Paul Michaud et les lettres de Pierre avec Pierre Debergé.

 

François Bon

Romancier et auteur dramatique, il anime aussi, depuis de nombreuses années, des ateliers d’écriture auprès de publics en situation sociale difficile. Il a notamment publié Sortie d’usine (Minuit, 1982), Le Calvaire des chiens (Minuit, 1990), L’enterrement (Verdier, 1992, Folio/Gallimard 1998), Temps machine (Verdier, 1993), Un fait divers (Minuit, 1994), Paysage fer (Verdier, 2000).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament, l’Exode avec Walter Vogels, Jérémie avec Léo Laberge, le livre des Lamentations avec Jean-Pierre Prévost et Néhémie avec Arnaud Sérandour.

 

Marie Borel

Éditrice (Ex 1/1, (sic) à Paris) et traductrice (anglais), elle a publié Les animaux de personne, avec Jacques Roubaud (Seghers, 1991), Fin de citation (Spectres familiers, 1996), Le léopard est mort avec ses taches (L’Attente, 2001).

Elle a traduit, dans l’Ancien Testament, le livre d’Esther avec Aldina da Silva, le Lévitique, le livre des Nombres et Qohelet avec Jacques Roubaud et Jean L’Hour, Esther grec avec Jacques Roubaud et Aldina da Silva.

“Le Lévitique, on le lit, on l’entend. C’est répétitif, effrayant, cruel, insistant. Un chant  d’ordonnances et de commandements. Le choix, c’est de scander, une alternance de longues et de brèves, et des temps forts insistés. Psalmodie et slogans alternés. Quelque chose d’hirsute et un peu râpeux.”

 

Frédéric Boyer (direction de la traduction)

 

Jacques Brault

Poète, romancier, dramaturge et essayiste, son œuvre, traduite en plusieurs langues, a été récompensée au Canada par de nombreuses distinctions. Il a notamment publié Mémoire (prix Québec-Paris 1968, Grasset 1998), Agonie (prix du Gouverneur général du Canada, 1985), Au fond du jardin (Le Noroît, 1996). En 1996, il a reçu le prix Gilles-Corbeil, l’un des prix littéraires les plus prestigieux du Québec, pour l’ensemble de son œuvre.

Il a traduit, dans le Nouveau Testament,, l’Apocalypse avec Jean-Pierre Prévost.

 

Olivier Cadiot

Il dirige avec Pierre Alferi La Revue de Littérature générale. Il a notamment publié chez P.O.L L’Art Poetic’ (1988), Futur, ancien, fugitif (1993) Le Colonel des Zouaves (1997). Il est également l’auteur du livret de l’opéra Roméo & Juliette (musique de Pascal Dusapin, créé en 1989 au Théâtre de Montpellier), et de 36 prières d’insérer (musique de Georges Aperghis, théâtre des Amandiers, 1995).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament,, Osée avec Marc Girard, les Psaumes avec Marc Sevin, le Cantique des cantiques avec Michel Berder.

“Les psaumes, ce sont 150 poèmes, 8000 vers. J’ai passé ma vie, en temps réel, avec leur mot à mot. Dans le métro, à Mexico, au Japon, je n’ai jamais cessé de lire et relire ce mot à mot. C’était l’objet dément. Je vais murmurer la tora jour et nuit. J’ai fait ce que le texte demande de faire. Comme un moine (non croyant), je n’ai pas arrêté de méditer.”

 

Emmanuel Carrère

Après son premier roman L’Amie du jaguar (Flammarion, 1983), il reçoit en 1985 le prix Passion et le prix de la Vocation pour Bravoure (P.O.L). Le Détroit de Behring (P.O.L, 1986) recevra le prix de la science-fiction et le prix Valéry Larbaud, Hors d’atteinte (P.O.L, 1988) le prix Kléber Haedens et La Classe de neige (P.O.L, 1995) le prix Fémina. Son dernier livre, L’Adversaire (P.O.L, 2000) a été traduit et adapté dans une vingtaine de pays. Il est également l’auteur de biographies, comme Je suis vivant et vous êtes morts, biographie de Philip K. Dick (Seuil, 1993), de scénarios et de reportages.

Il a traduit, dans le Nouveau Testament, l’évangile de Marc avec Hugues Cousin.

 

Florence Delay, de l’Académie française

Romancière, essayiste et traductrice, elle a été élue en décembre 2000 à l’Académie Française au fauteuil de Jean Guitton. Elle est la quatrième femme à entrer à l’Académie. Professeur de littérature comparée à la Sorbonne, elle a aussi co-écrit avec Jacques Roubaud des pièces de théâtre. Elle a notamment publié, chez Gallimard : Minuit sur les jeux (1973), Riche et légère (prix Fémina, 1983), Etxemendi (prix François Mauriac, 1990), La Fin des temps ordinaires (Prix François Mauriac, 1996), La Séduction brève (1997), Dit Nerval (prix de l’essai de l’Académie française, 1999).

Elle a traduit, dans l’Ancien Testament, Michée avec Maurice Roger, Aggée, Zacharie et Malachie avec Arnaud Sérandour. Dans le Nouveau Testament, l’évangile et les trois lettres de Jean avec Alain Marchadour.

“Cette traduction, j’ai demandé à y être ! Le projet était en route. J’ai rencontré Frédéric Boyer au cours d’une soirée. Le lendemain, je lui ai écrit, en lui demandant s’il était nécessaire d’être athée pour participer à l’entreprise. Il m’a vivement répondu que non seulement j’étais bienvenue, mais qu’il avait songé à me demander de participer. Je ne voulais laisser l’évangile de Jean à personne d’autre… J’aurais aimé travailler plus et jamais je n’ai passé autant de temps sur si peu de pages. Trois ans.”

 

Marie Depussé

Écrivain et essayiste, ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle a longtemps participé à la rédaction de l’Autre journal auprès de Michel Butel. Elle a publié chez P.O.L Dieu gît dans les détails (1993), Est-ce qu’on meurt de ça ? (1996), Là où le soleil se tait (1998), Qu’est-ce qu’on garde ? (2000).

Elle a traduit dans l’Ancien Testament, le Livre de la Sagesse avec Michel Berder et dans le Nouveau Testament, la lettre aux Romains et la lettre aux Galates avec Alain Gignac.

“Renoncer aux idéologies que chacun amasse sur son chemin en s’appliquant à lire un texte sans pré-avis. S’assujettir à ce texte sans passion. L’affronter avec les seuls armes impitoyables de la traduction. Le couple exégète - écrivain répondait à ces exigences. Dans ces étranges attelages, l’un contrôle l’autre, inévitablement, chose épuisante pour les deux. Qu’il soit croyant ou non, l’écrivain ne croit pas à la signification préalable et suffisante d’un mot. Il sait aussi que le sens des mots se fatigue et s’use. Il va chercher à retrouver leur sens dans cette suite de phrases qu’est un texte.”

 

Anne Dufourmantelle

Philosophe et psychanalyste, elle dirige chez Calmann-Lévy la Petite bibliothèque des idées. Elle a publié La vocation prophétique de la philosophie (Prix de l’Académie française pour l’éthique, Cerf, 1998), De l’hospitalité avec Jacques Derrida (Calmann-Lévy, 1997).

Elle a traduit, dans l’Ancien Testament, Jonas avec Marc-Alain Ouaknin, Nahoum et Habaqouq avec Aldina da Silva, Baruch avec Léo Laberge.

 

Jean Echenoz

Il a publié son premier livre, Le Méridien de Greenwich, à 22 ans aux éditions de Minuit, auxquelles il est resté fidèle. Il a depuis publié notamment Cherokee (prix Médicis, 1983), L’équipée malaise (1987), L’Occupation des sols (1988), Lac (Grand prix du roman de la Société des gens de lettres, 1989), Nous trois (1992), Les grandes blondes (Prix Novembre, médaille d’argent du prix Louis Barthon de l’Académie Française, 1995), Un an (1997), Je m’en vais (Prix Goncourt, 1999).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament, Josué avec Robert David, les livres de Samuel, le prophète Daniel et les livres des Maccabées avec Pierre Debergé. Dans le Nouveau Testament, la lettre à Philémon avec Daniel Marguerat, la lettre de Jacques avec Pierre Debergé et la lettre de Jude avec André Myre.

“Je pensais n’avoir pas la culture nécessaire, c’était intimidant.Je suis un artisan. Un mécano de la phrase, du paragraphe, du chapitre. J’étais inquiet, bloqué sur cette idée de rester au service du texte. Chaque mot est un problème, chaque articulation est une complication. Toutes mes tentatives d’innovation étaient impitoyablement rejetées s’il s’agissait de faire le malin stylistiquement. Il me fallait servir ce texte dans le sens de la littérature, le rendre accueillant. J’ai été étonné de la main-mise de cette traduction sur ma personne. Dans l’euphorie de la difficulté, il m’est arrivé souvent d’être tenu par ce travail très tard dans la nuit. De tomber de fatigue. Dans mon métier de romancier, je ne travaille jamais la nuit.”

 

Marie-Andrée Lamontagne

Poète, romancière et traductrice, directrice des pages culturelles du quotidien Le Devoir à Montréal, elle a notamment publié Prières (Éd. du Silence, 1996), et Vert (Leméac, 1998).

Elle a traduit, dans l’Ancien Testament, les Chroniques avec Philippe Abadie et Tobit avec Aldina da Silva. Dans le Nouveau Testament, l’évangile de Matthieu avec André Myre.

“Les mots de la Bible étaient enfermés dans leurs bogues. La traduction les a fait éclater. Elle fait entendre des rythmes. Elle met le lointain sous les yeux sans qu’il cesse d’être lointain. Parfois elle dit au lecteur : tu ne sais rien.”

 

Laure Mistral

Directrice de rédaction d’un dictionnaire aux éditions Syros en 1996, elle collabore à la revue Agone. Elle a assuré la coordination éditoriale de cette nouvelle traduction de la Bible.

Elle a traduit, dans l’Ancien Testament,, les livres des Rois avec André Lemaire.

 

Pascale Monnier

Pensionnaire à la Villa Médicis de Rome en 1992-93, elle a collaboré à de nombreuses anthologies et revues (Poésies aujourd’hui/Seghers, Action poétique, Les Lettres Françaises, La Métaphore…) Elle a publié Bayart chez P.O.L en 1995.

Elle a traduit, dans le Nouveau Testament, l’évangile de Luc avec Pierre Létourneau et les Actes des Apôtres avec Daniel Marguerat.

 

Marie N’Diaye

Elle a publié son premier roman, Quant au riche avenir (Minuit, 1985), à 18 ans. Pensionnaire à la Villa Médicis de Rome, elle a publié depuis de nombreux romans, parmi lesquels Comédie classique (P.O.L, 1987), En famille (Minuit, 1991), Un temps de saison (Minuit, 1994), Hilda (Minuit, 1999), Rosie Carpe (Minuit, 2001).

Elle a traduit, dans l’Ancien Testament, Ruth avec Aldina da Silva et Judith avec Maurice Roger.

“J’ai dit oui après avoir pensé non, et peut-être oui parce que j’avais pensé non : un projet qui me rebutait d’emblée ne pouvait qu’être intéressant, au moins pour le défi.”

 

Valère Novarina

Poète et romancier, dramaturge et metteur en scène, dessinateur et peintre, il a notamment publié, chez P.O.L : Le Drame de la vie, (1984), Le Discours aux animaux (1987), Théâtre (1989), Je suis (1991), La Chair de l’homme (1995), Le Jardin de reconnaissance (1997), L’Opérette imaginaire (1998), L’Origine rouge (2000).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament, le livre d’Amos avec Marc Dubreucq.

 

Pierre Ouellet

Poète, essayiste et romancier, professeur de littérature à l’Université du Québec, ses écrits ont reçu au Canada de nombreux prix. Il a notamment publié Sommes (L’Hexagone, 1989), Voir et savoir (Balzac, 1992), Vita chiara, villa oscura (Le Noroît, 1995), Légende dorée, prix de l’Académie des Arts et des Lettres du Québec (L’Instant même, 1997), Dieu sait quoi (Le Noroît, 1998) et avec Bernard Noël Portrait d’un regard. Devant la fin (Trait d’Union, 2000).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament, Sophonie avec André Myre et Esdras avec Arnaud Sérandour.

 

Jacques Roubaud

Poète et prosateur, philosophe et mathématicien, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et membre de l’Oulipo, il reçut, pour l’ensemble de son œuvre, le Grand prix national de poésie. Il a notamment publié e (epsilon, le signe d’appartenance) (Gallimard, 1967), Trente et un au cube (Gallimard, 1973), Oulipo : la bibliothèque Oulipienne I-II-III-IV-V (Ramsay, 1987, Seghers, 1990, Le castor astral, 1999, 2000), Quelque chose noir (Gallimard, 1986) Partition rouge avec Florence Delay (Seuil, 1988), Le grand incendie de Londres (Seuil, 1989), Ma vie avec le docteur Lacan (Ex 1/1, 1989), le cycle d’Hortense (Seghers, 1985, 1987, 1990), La Boucle (Seuil, 1993), Mr Goodman rêve de chats (Gallimard, 1994), Mathématique : (Seuil, 1997), La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains (Gallimard, 1999), Poésie (Seuil, 2000), Traduire, journal (Nous, 2000).

Il a traduit, dans l’Ancien Testament, le Lévitique, le livre des Nombres et L’Ecclésiaste avec Marie Borel et Jean L’Hour, Joël avec Jean L’Hour et le livre d’Esther grec avec Aldina da Silva et Marie Borel.

“ La bible a été l’objet d’innombrables commentaires et traductions. Si l’on compare cette situation avec celle d’un livre comme les Sonnets de Shakespeare, on est stupéfait de voir avec quel manque de sérieux, en fait, la plupart des traductions françaises de ces poèmes ont été abordées. Quel que soit le motif originel du choix de lire la Bible, et de la lire dans cette nouvelle version, elle est à lire comme un texte où se trouvent aussi de la narration et de la poésie contemporaines, pas seulement les mots d’une sagesse et d’une histoire anciennes. ”